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  • viardotcamillerse

Le greenwashing

Dernière mise à jour : févr. 11


Qu'est-ce que c'est ?


Le greenwashing, formé par l’association des mots anglais green ("vert") et whitewashing ("blanchiment" dans tous les sens du terme) ou brainwashing ("lavage de cerveau"), appelé aussi "écoblanchiment" en français, est une stratégie de communication et de marketing adoptée par des entreprises ou autres organisations qui consiste à mettre en avant des arguments écologiques et/ou sociaux pour se forger auprès du public une image "responsable" et "engagée". Cependant ses arguments ne sont qu’une façade, la plupart du temps les dépenses et les actions de cette stratégie se concentre principalement sur la publicité et le packaging que dans de réelles actions en faveur de l'environnement et de l’équité sociale.


Pourquoi, Le greenwashing est une bonne nouvelle ?

Oui, même si l’utilisation du greenwashing génère une confusion qui porte préjudice aux structures réellement engagées dans des démarches effectives de RSE et de développement durable. Il montre bien l’importance de plus en plus grandissante des consommateurs aux enjeux environnementaux et sociaux. C’est bien pour cette même raison que le greenwashing doit disparaitre des stratégies marketing et laisser sa place à des pratiques RSE sincères. Cette tendance des consommateurs à se diriger vers des produits plus respectueux de l’environnement et de ses employés, n’est pas qu’une simple mode mais bien un mouvement qui s’ancre sur le long terme.


Quels sont les impacts du greenwashing sur les entreprises ?


Sur le court terme : cela peut avoir un impact économique bénéfique, certains consommateurs vont se sentir en confiance et acheter ces produits avec de "belles promesses".

Oui, le greenwashing existe et perdure encore pour cette simple raison économique, c’est moins coûteux de faire semblant que de réellement passer à l’action…


Sur le long terme : Ne nous voilons pas la face, en 2020 nous sommes à l’ère d’internet TOUT se sait, et sachez qu’un consommateur déçu, c’est un consommateur qui saura se faire entendre. La confiance va être dégradée, les gens se regroupent, boycottent le produit. Sur les réseaux sociaux le bouche à oreille se fait en quelques clics et voilà, l’entreprise se retrouve avec une tâche indélébile, l’effet boule de neige, les gens tournent le dos au produit et/ou à la marque et le chiffre d’affaires est directement impacté négativement.


Exemples de greenwashing


Le greenwashing est fourbe : il profite des flous juridiques et de la méconnaissance des consommateurs. Les procédés sont nombreux, certains sont assez faciles à identifier, d’autres beaucoup moins…


Dans son procédé, le greenwashing :


  • Utilise des produits verts

  • Utilise des images suggestives, des slogans abusifs

  • Emploie un jargon écologique, des mots approximatifs, des arguments de vente factices

  • Apporte des preuves invérifiables

  • De faux écolabels

Mieux que des mots, voici en image quelques exemples de greenwashing que nous pouvons rencontrer au quotidien !




Repeindre en vert son packaging


Dans l'inconscient collectif, la couleur verte rappelle un aspect "naturel", "meilleur pour l'environnement", "bio". Voici quelques exemples de marque qui se sont mises "au vert" sans changer ni leurs composants, ni leur éthique, qui sont bien loin des engagements et des valeurs du développement durable.





Utilisation d'un faux écolabel


Un exemple très parlant : La grande majorité des voiture vendues par le concepteur Renault arbore fièrement ce label. Cependant, ce dernier est créé et géré par le constructeur lui-même, aucun organisme extérieur de labellisation ne peut estimer sa véracité ou son utilité.



Les labels suggestifs


Vous avez forcément croisé ces "labels", ils sont apposés sur la quasi-totalité des packagings. Une grande majorité des consommateurs ne connaissent pas leurs vraies significations, pourtant dans leur forme et leur design ils sous-entendent d'excellents engagements pour la planète, mais la réalité et souvent plus éloignée...


Le point vert :

Il indique l'adhésion à un système de contribution financière pour le recyclage des déchets. Mais il ne certifie pas que l'emballage est recyclable ou issu de matières recyclées.




Le triman :

Ce logo ne remplace pas le point vert, il le "complète" en indiquant une consigne de tri. Il indique qu'il doit être placé dans

une poubelle réservée au tri.

S'il n'est pas associé au point vert il n'apporte aucune précision sur le packaging ou la contribution de l'entreprise dans le domaine du recyclage.



Le tidy man :

Il constitue une incitation à jeter à la poubelle, les emballages et les papiers. Mais en aucun cas il n'indique que le produit est recyclable !

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